A l’instar de leurs proches cousins joutes et tournois, les pas d’armes demeurent des divertissements nobiliaires au fort impact visuel. Eminemment politiques, ils jouent un rôle important dans la mise en scène du pouvoir princier. Basés sur une »fiction de faerie«, ils bénéficient de descriptions relativement nombreuses dont le rôle est de soutenir cette théâtralisation de la puissance princière par la mise en avant d’éléments décoratifs et narratifs librement inspirés des romans chevaleresques les plus célèbres. Toutefois, si les pas d’armes connaissent un réel succès à la fin du Moyen Âge, ceux-ci ne furent que très rarement l’objet de représentations picturales. Comment expliquer que ces divertissements, dans leur grande majorité, n’aient pas fait l’objet de représentations iconographiques alors que descriptions de joutes et tournois, ou encore nombre de romans lors de leur mise en prose, se sont vus agrémentés et complétés par des miniatures?
